Le voyage a donc été un peu plus chaotique (dans tous les sens du terme) puisque nous avons commencé par deux bonnes heures de bus, suivies d'une attente de deux autres heures sur une plage (le soleil...), pour finalement traverser en une trentaine de minutes une rivière. Le périple s'est terminé par une petite balade en camion militaire jusqu'à l'hôtel en bord de plage : ouf.
Et la halte salutaire sur la plage d'Anakao, dans notre bungalow équipé entre autres d'un hamac
Le lendemain samedi, à 7 heures du matin, devant le 4x4 chargé de bidons d'essence, en compagnie d'Abel qui va nous conduire pendant 4 jours.
... et le soir : les couleurs, y compris celles de JL sont réalistes !
Sur la route vers Itampolo, nous nous sommes arrêtés dans le parc de Tsimanampetsotsa. Dans ce parc se trouve le lac du même nom, dont l'eau est d'un bleu turquoise étonnant (en raison de la forte teneur en sulfate de chaux de ses eaux.
Vue sur le lac Tsimanampetsotsa, depuis le sommet de la colline
Les rives du lac sont fréquentés par des flamants roses et on trouve dans les parages un certain nombre de grottes peuplées de poissons aveugles dont voici quelques exemples.
Nous avons pris un guide pour visiter ce parc et escalader la colline qui domine le lac. En chemin, on rencontre beaucoup d'oiseaux. Ci-dessous un coua, l'un des nombreux oiseaux qui peuplent le parc. Il y en a 71 variétés, dont les pluviers et les couas sans compter les flamants roses.
Dans ce parc la flore est aussi très riche, ce qui contraste avec les paysages essentiellement composés d'épineux (le bush) que nous venons de parcourir et qui vont nous entourer pendant les 500 prochains kilomètres.
En route vers le sommet du mont
Le baobab "grand-mère"... en arrière plan
Voyez ci-dessous une vue très partielle d'un gigantesque ficus dans le parc national de Tsimanampetsotsa.
Après cette balade dans le parc Tsimanampetsotsa (je ne me lasse pas d'écrire ce nom !), nous sommes repartis en cahotant sur la piste, direction Itampolo. En chemin, nous faisons plusieurs arrêts pour éviter d'écraser les nombreuses tortues radiées qui traversent tranquillement la piste.
Tortue radiée : face ventrale
La même, vue sous un angle plus habituel
Au bout de ce long chemin, nous atteignons l'hôtel Sud-Sud, sur la plage d'Itampolo. L'hôtel est géré par Laurent, mais appartient à Alain de Tuléar.
Pour aller de notre bungalow à la plage (20 m).
Nous occupons l'un des six bungalows de cet hôtel : tous sont quasiment sur la plage. Pendant que JL se baigne, je suis entourée d'une nuée d'enfants qui me demandent des bonbons, des crayons, des tee-shirts, etc. et qui finalement se rabattent sur ma crème solaire : séance de maquillage puis de photos...
Le soir nous avons mangé sur la terrasse de l'hôtel. Je vous laisse deviner le menu, sachant qu'Itampolo est appelée "le paradis de la langouste". Le patron nous a à la bonne (c'est un copain d'Abel, notre chauffeur). Nous n'avons malheureusement pas de photo de la langouste qu'il nous a servie, mais nous n'en avons pas laissé une miette... à tel point que le patron est venu nous en proposer "une autre, un peu plus petite". Croyant plaisanter, nous lui avons répondu que nous la mangerions avec plaisir lors du pique-nique du lendemain, pour lequel il devait nous préparer des sandwiches. Il nous a pris au mot et nous avons eu la surprise de trouver une langouste cuite en compagnie de nos sandwiches : très chic !
Le lendemain, pas de grasse matinée : nous partons dès le lever du soleil en direction de Lavanono.
2 commentaires:
C'est rigolo: nous sommes aussi papy et mamie, avons fait le même périple que vous la semaine dernière, mais dans l'autre sens ( Fort-Dauohin vers Anakao )avec le même chauffeur, Abel!
Nous avons eu moins de difficultés pour franchir les rivières vu que nous sommes en saison sèche; par contre nous avonsbeaucoup aimé le lodge de Gigi; voyage inoubliable!
Nous avons fait le trajet de Fort Dauphin à Anakao en juin 2008, deux mois pares vous, avec Abel, que nous avions apprécié pour sa gentillesse et sa décontraction.
Nous nous occupons d'une famille malgache à Fort Dauphin depuis 1996.
Nous sommes désolés de vous apprendre la mort d'Abel en début d'année 2014, qui a reçu un coup violent sur la tête au cours d'une bagarre à Fort Dauphin. Il est mort pendant son transfert sur Tana.
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